Heureux en couple, mais toujours envie de séduire d’autres femmes

(Suite à l’indication de Péitho, je migre ici, avec mon SOS d’hier)

Salut !

J’ai besoin d’un avis extérieur car je ne m’en sors plus…

Ça fait bientôt 3 ans que je fais une thérapie qui m’a beaucoup fait avancer sur ma vision des relations homme/femme, ça m’a permis de m’extraire d’une relation ultra toxique où j’étais clairement abusé mais ça m’a aussi éloigné de mes enfants que je ne vois qu’un week-end sur deux pour le moment.

Ça fait bientôt 2 ans que je suis divorcé et je suis parti pour une autre femme, qui m’a notamment beaucoup soutenu en me montrant que j’étais dans une relation néfaste (et elle en a bavé pour ça).
Du coup, je vis avec cette nouvelle femme depuis environ 1 an et demi, la dynamique est beaucoup plus saine, je crois qu’elle a globalement l’attitude qu’il manquait à mon ex-femme: l’équité dans le couple, le don de soi à son partenaire (et pas que sexuellement).

Voilà le dilemme qui me fait poster ici: Ma nouvelle compagne veut un enfant à tout prix. J’en ai déjà trois, j’adore mes enfants et les enfants en général donc je ne suis pas contre l’idée. Sauf qu’en avançant dans ma thérapie, j’ai l’impression de ne faire qu’osciller entre « Je suis juste un queutard qui se met en couple pour sécuriser sa sexualité » et « Finalement non, j’ai un problème d’ego/confiance/… qui me pousse à avoir besoin de séduire ».

C’est vrai que quand je me promène dans la rue, je ne peux pas m’empêcher de m’attarder sur les femmes que je trouve belles, d’éprouver du désir pour elles. Mais au final, ce sont de jolis visages, une belle paire de fesses ou de boobs qui passent puisque je ne leur échange même pas un seul mot.

Je trouve ma conjointe plutôt séduisante, même si ce n’est pas le stéréotype du physique d’une femme fatale, mais elle sait être sexy. Et surtout, c’est sans nul doute possible ma meilleure partenaire sexuelle de toute ma vie et j’ai du mal à imaginer ce qu’une autre pourrait m’apporter de mieux sur ce plan là.

J’aimerai réussi à aborder cette question de fonder une famille et donc de faire un enfant avec cette femme sans me demander si je suis un queutard qui finira par éclater de nouveau sa famille pour aller baiser la première jolie fille qui passe… Comme si on me coupait ma liberté.

Rationnellement, je pense que j’ai ma réponse mais je n’arrive pas à en faire une certitude et ce doute du queutard m’empêche d’avancer…

Est-ce que certains d’entre ont, comme moi, galéré à s’établir en couple une fois qu’ils s’en sortaient bien en séduction ?

D’autres avis plus général sur la situation ?

Merci d’avance, je commence à fatiguer de tourner en rond…

Hello et bienvenue @Nobishi

De l’extérieur, je vois des contradictions.

Tu décris une relation toxique dont tu serais sorti en victime, puis tu crains de redevenir un queutard qui ferait à nouveau éclater sa famille, cette fois en bourreau.

Peut-être qu’il faut arrêter de tourner autour du pot ou de se cacher derrière des formulations ambiguës (issues de la thérapie ?).

Ce qui ressort surtout, c’est que tu ne sembles pas convaincu de vouloir des enfants avec ta partenaire. Ou que tu pourrais être en couple par défaut ?

Il faut sans doute mettre les choses à plat et assumer ce qui transparaît entre les lignes ?

En fait, personnellement, je ne pense pas être un queutard, parce que je ne saute pas surtout ce qui bouge quand je suis célibataire. Je n’ai jamais pu avoir un rapport physique avec une femme belle mais que je trouve plate ou idiote, il me faut forcément de la complicité intellectuelle. Et c’est souvent pour cette raison que je finis par me mettre en couple, puisque je passe du bon temps en compagnie de cette femme qui m’a séduit.

Par contre, effectivement, dans la rue, j’éprouve souvent du désir pour des femmes et je me dis que si j’étais libre, je pourrai tenter un game.

Ma problématique se situe ici: fonder une nouvelle famille, notamment avec un enfant, c’est fermer définitivement la porte à cette possibilité de game d’autres femmes. Et si finalement je me trompais en choisissant la voie de la famille, je ferai de nouveau souffrir une femme qui désirait cette famille et cet enfant qui aurait préféré vivre dans une famille unie que séparée en brisant cette famille pour retrouver ma liberté.

Et en même temps,je ne vois aucune logique rationnelle qui me permettrait d’affirmer que je serai plus heureux en étant libre de game. Sexuellement et intellectuellement ma conjointe me convient très bien, le seul truc que je n’ai pas, c’est ma liberté de faire ce que je veux.

C’est à toi de trancher ce dilemme.

Tu as quel âge ?

Pour ma part, j’ai considéré que mes chances de construire un couple satisfaisant s’effondraient après 40 ans. Alors j’ai tout misé sur l’inner, pour être capable de séduire une femme avec qui j’aurais envie de m’investir tous les jours. J’ai dû me faire violence et initier des changements radicaux.

Sans ça, je savais que je finirais probablement seul, et je n’ai jamais trouvé mon équilibre dans la solitude.

Mais, ce choix t’appartient. C’est une équation complexe…

J’ai 36 ans.

Je crois que je suis à la fois quelqu’un d’optimiste et quelqu’un qui met en en place les choses permettant d’éviter de refaire les erreurs du passé.

Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir peur de refaire la même erreur, parce que je vois bien les conséquences que cela peut avoir. Cependant, en écrivant ici, je me souviens de quand j’ai commencé à fréquenter mon ex-femme: ce n’était pas pour me mettre à l’abri d’une pénurie de partenaire sexuelle, puisque j’en fréquentais plusieurs et que j’ai mis fin aux relations moins sérieuses pour construire quelque chose avec celle que je pensais être la bonne pour cela.

Même si ma thérapie m’aide à voir plus clair, j’ai aussi l’impression que parfois, mon thérapeute me guide vers quelque chose qui ne semble pas me correspondre.

Est-ce que je suis vraiment un queutard qui ne peut pas rester en couple parce que je désire de jolies femmes dans la rue ?

Par rapport à ce que tu dis, sur le faire de séduire une femme avec qui t’investir, j’ai l’impression que je suis avec une femme avec qui je suis aligné sur énormément de points que je ne crois pas trouver mieux, sauf si c’était la même, mais en 10/10 physiquement. Et on ne peut pas dire qu’elle soit moche pour autant, elle a plein d’atouts également.

Est-ce que les changements dont tu parles sont du genre à pouvoir séduire une 10/10 physique qui a toutes les qualités autres que tu espères ? J’ai l’impression qu’on pourra toujours trouver à redire sur la femme avec qui l’on est, aussi exceptionnelle qu’elle puisse être. Parce qu’on est humain et qu’on a aussi nos humeurs, non ?

Merci pour ton retour en tout cas !

Ça m’intéresse : comment décrit-il ta situation et vers quoi t’oriente-t-il ? (Désolé d’avance si je me montre critique.)

Je parle simplement d’être avec une femme que tu trouves belle, et dont la beauté te motive chaque jour à faire des efforts. Pour moi, une relation repose en grande partie sur l’attirance : ne pas se demander trois fois par jour si on aurait pu avoir mieux, mais être convaincu du contraire.

On oppose souvent l’attirance physique et la complicité intellectuelle, alors que, pour moi, les deux sont étroitement liées.

Mais tout ça, je l’ai précisé, c’est ma façon de voir les choses : j’ai considéré que c’était ma dernière chance, et j’ai donc fait ce choix. Ce n’est peut-être pas ton cas.

De plus, j’ai l’impression qu’il y a deux sujets distincts :

  • Tu n’es pas certain de vouloir être en couple, ou simplement d’être en couple avec elle ? À éclaircir.

  • Elle souhaite avoir un enfant, mais pas toi, ou simplement pas avec elle ? À éclaircir.

Aucun problème pour la critique, je suis là pour ça aussi.

Je dirai que mon thérapeute m’emmène vers l’idée que je suis en couple pour me garantir un accès au sexe simple alors que je voudrais pouvoir séduire les femmes que je veux, mais que je n’assume pas cette idée (probablement pour mon image) et que je me sens bloqué.

Là où j’ai du mal, je me répète, c’est que je n’ai pas tellement de problème pour séduire ni pour avoir des relations sexuelles et que j’imagine que je serai certes content de pouvoir séduire la prochaine femme que j’aurai envie de séduire, mais qu’au final, une fois réalisé, je me retrouverai dans la même situation qu’aujourd’hui, voir pire.

Concernant l’attirance, la femme avec qui je suis me plaît beaucoup. Comme je le disais, je pourrais toujours me dire que j’aurai pu avoir mieux en me focalisant sur tel ou tel point. Je crois qu’il s’agit plus d’avoir une liberté de séduire et une liberté sexuelle que de la personne avec qui je suis.

Ce qui amène à tes deux questions :

  • Je ne suis pas certain de vouloir être en couple, ou plutôt je crois qu’être privé de ma liberté de séduire qui je veux s’oppose au couple et me donne l’impression d’être frustré (je suis la logique de mon thérapeute).

  • La question d’avoir un enfant n’est pas liée à elle non plus. Elle est plus lié à cette idée que je préfèrerai séduire qui je veux plutôt que d’être en couple. Si je suis plus heureux avec cette liberté de séduire,alors je ne voudrais pas rester en couple, ce qui est incompatible avec la conception d’un enfant.

Si je résume, le problème est de savoir si je ne suis pas fait pour le couple car j’ai besoin de pouvoir être libre sur le plan de la séduction.

Merci pour tes retours, ça m’aide beaucoup à creuser et avancer dans ma réflexion !

Hello Nobishi,

Je me souviens de ton sujet sur ADS début 2025. Je ne sais pas si tu estimes avoir beaucoup avancé mais j’ai en tout cas toujours la même impression en te lisant. Celle de quelqu’un qui se complait dans des atermoiements. Qui a du mal à assumer ses choix, et qui fait en sorte que les autres décident pour lui, pour ne pas assumer le poids des décisions prises et se placer en victime.

Je me demande dans quelle mesure la thérapie te fait vraiment évoluer - loin de moi l’idée d’incriminer ton thérapeute en particulier, mais on pourra souligner qu’il est difficile d’être juge et partie - et donc de prendre le risque de déplaire à celui qui paye (dire ce qu’il faut =/ ce que l’autre veut entendre).

Il y a une exhortation contemporaine à explorer nos fragilités. La démarche n’est pas inintéressante - le souci, c’est que beaucoup instrumentalisent leur vécu et fragilités pour justifier leurs défaillances , et leur irresponsabilité. Ceci, avec la complicité de thérapeutes/psys, qui produisent un discours déculpabilisant qui devient ensuite parole d’évangile opposable à tous les tiers qui tenteraient de tirer la sonnette d’alarme.

Résultat : les patients apprennent à être plus confortables avec leur médiocrité, mais s’enlisent dedans, sans action véritable pour en sortir (car le discours complaisant n’a jamais fait avancer qui que ce soit).

Tu dis avoir fait beaucoup de chemin, mais j’ai l’impression que tu en es toujours au même point. À la louche:

  • reprise du vocable « relation toxique » : discours victimaire sur ta relation passé, absence de réflexion sur ta propre part de responsabilité dans ton échec familial

  • Dans ton post sur ADS, tu nous avais dit qu’elle avait entamé la procédure de divorce ( elle aurait donc tranché pour toi, face à ton indécision) vs. ici, tu nous annonces que tu aurais pris la décision de partir pour une autre femme. Ce qui signifierait que tu aurais été capable de prendre une décision, toutefois sans avoir réfléchi aux conséquences de cette décision - signe d’une inconséquence structurelle inquiétante.

Je t’avais écrit cela à l’époque :

Ton souci c’est pas le problème, c’est ta manière de réagir face aux difficultés.
Stop l’autoapitoiement et au discours victimaire. Exerce ton pouvoir et fais tes choix en connaissance de cause, en assumant leurs conséquences négatives plutôt qu’en les niant, et fais les uniquement s’ils contribueront à l’accomplissement à de tes aspirations long terme et s’ils sont conformes à tes valeurs.
Qu’est ce que tu veux avoir accompli dans ta vie ? Quel type d’homme tu veux être , et quelles sont tes valeurs (l’individu, ou le clan) ? Comment tu te visualises long terme (i.e, si tu divorces c’est quoi le plan ? En retrouver une autre, lui faire un enfant et/ou élever ses enfants à elle ?) ?
Si tu tiens à ton idée de réussir ta famille, réessayer de travailler la relation avec ta femme serait la solution. Tu dis que vous avez tenté la thérapie deux fois, et évoques le fait que tu as mis fin à l’exercice car ton(tes?) psy servait de validateur des propos de ta femme …

Plutôt que de questionner l’homme que tu es, je pense qu’il te serait intéressant de te questionner sur l’homme que tu aspires à devenir.

Quels sont les hommes que tu admires, et pourquoi ? Quel type de modèle tu veux être pour tes enfants ?

Trouve-toi des mentors, que ce soit dans ta vie courante ou spirituellement, et essaie de t’inspirer d’eux pour faire en sorte de t’élever du mieux que tu puisses à leur hauteur. Même les plus grands ont leurs figures de référence, leurs modèles. Napoléon 1er était habité par Alexandre le Grand, par exemple.

Je te dis cela car je crois que le vrai sujet de ton post est moins celui de la peur d’être en couple que celui d’une incapacité à assumer des décisions. Que le nœud de tes difficultés se situe là, et que c’est de cette inconséquence persistante que découle ton marasme amoureux actuel (mais persistant). Réveille-toi donc, que diable.

P.S: Je pense que tu vas prendre mon message à rebrousse poil - c’est pourtant pour ton bien que je te l’écris, promis.

Deux points à méditer :

  • La faiblesse peut causer plus de mal que la rudesse.

  • Les choix stratégiques, par leur caractère radical, sont pénibles pour tous.

Salut @Tzorglux !

Je me souviens effectivement de ton intervention sur ADS. Pour te répondre, j’ai l’impression d’avoir avancé, mais pour me retrouver un peu plus loin dans le brouillard.

Pour le coup, ton avis sur le fait que je me place en victime et que je n’assume pas le poids de mes décisions, je ne suis pas en phase. Je n’ai pas saisi ton point sur mon inconséquence structurelle inquiétante: je sais qu’aujourd’hui, j’ai fait le bon choix de maintenir le divorce quand mon ex-femme voulait faire marche arrière, à la fois pour moi et pour mes enfants.

J’ai évoqué la relation toxique pour accélérer le résumé et ne pas revenir sur le sujet, mais je sais que j’ai bien pris le temps avec mon thérapeute d’éclaircir tout ça et je sais mieux quelle est ma part de responsabilité dans mon échec familial. Cependant, à partir du moment où mon ex-femme a été capable d’inventer une histoire d’attouchements sur enfants, à la fois de ma part et de la part de ma nouvelle cojointe pour ne plus me présenter mes enfants pendant 7 mois jusqu’à ce qu’un juge remette les choses à plat, je pense qu’il est légitime de parler de personne toxique. Je ne te mentionne que son coup le plus tordu histoire de gagner du temps, mais ça te permettra d’entrevoir plus précisément mon histoire.

Je me demande dans quelle mesure la thérapie te fait vraiment évoluer - loin de moi l’idée d’incriminer ton thérapeute en particulier, mais on pourra souligner qu’il est difficile d’être juge et partie - et donc de prendre le risque de déplaire à celui qui paye (dire ce qu’il faut =/ ce que l’autre veut entendre).

Ce n’est pas le premier thérapeute que je consulte et c’est le premier que j’apprécie vraiment, puisque j’ai l’impression que justement, il n’est pas là pour me faire plaisir et il s’en fout si je stoppe avec lui. Mais j’ai aussi l’impression qu’il me pousse à aller vers sa vision de ce que je décris, quitte à ce que je m’adapte au moule de son analyse.

Là où je te rejoins par contre, c’est que j’ai du mal à faire des choix lorsque je suis dans une situation. Et je pense qu’effectivement, je ne sais pas qui je veux être, en tout cas, pas sur tous les plans de mon existence.

J’ai du mal à imaginer que de me dire « Tiens lui il est bien, je vais faire pareil » puisse m’aider, puisqu’il s’agit d’une décision rationnelle et pas émotionnelle.
Si je posais les choses aujourd’hui, de manière rationnelle, je ferai un enfant avec ma conjointe actuelle et tout se passerai probablement pour le mieux.

Pourtant, ma thérapie m’ouvre des questions qui me font douter de moi. J’ai effectivement peur de faire un choix qui pourrait me trouver enfermer dans une famille alors que j’aurai préféré ne pas le faire. Il s’avère que mon thérapeute a vu plutôt juste depuis le début de notre travail ensemble, donc lorsqu’il me fait aller sur le « Vous avez envie d’être libre et de pouvoir avoir plusieurs partenaires sexuelles », bah je me dis que c’est profondément ancré et que j’essaye de masquer tout ça pour une raison. Et en même temps, comme je le dis dans les messages précédents, j’ai pas eu l’impression de me mettre en couple par dépit, donc ça m’étonne et je ne sais plus quoi penser. Mais je ne sais pas sur quels éléments m’appuyer pour répondre à cette question.

La faiblesse peut causer plus de mal que la rudesse.

Je ne le sais que trop bien, puisque je vois la tristesse de ma conjointe actuelle lorsque je lui parle du sujet alors qu’on était en train d’essayer.

Les choix stratégiques, par leur caractère radical, sont pénibles pour tous

Je le sais également et c’est pour ça que je viens ici, j’essaye de prendre du recul.

Mais au fond, j’ai l’impression que j’attends que la réponse vienne de quelqu’un d’autre, pour ne pas faire d’erreur que l’on pourrait me reprocher au final.

Aucun problème pour le rebrousse-poil, c’est de nouveau ce que je cherche ici.
J’aimerai trouver une réponse, une certitude, tout le monde me dit que c’est moi qui saura la trouver, mais je ne vois pas comment.

C’est à toi de choisir.

Si tu as déjà fait le tour de la vie de couple avec ta première famille, assume-le. Et si cette envie de solitude n’était qu’une lubie, choisis pleinement la vie à deux.

Personne ne te poussera vers l’inconnu et ses dangers. Et quel que soit ton choix, il aura un prix.

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Vous avez raison, le problème n’est pas ma situation, c’est moi.

Je vis trop dans un futur hypothétique pour éviter de commettre (ou reproduire) des erreurs, mais c’est au prix de mon présent.

Je crois trop qu’il existe une unique vérité et j’attends que quelqu’un me l’a livre pour avancer sans me tromper. Sauf que vous avez raison, cette vérité n’existe qu’en moi et je suis bien le seul à pouvoir la connaître.

Je suis heureux avec ma conjointe actuelle, j’arrête de nous immobiliser et de nous abîmer alors que qu’elle correspond parfaitement à la femme que j’aurai aimé avoir trouvé un peu plus tôt.

Merci pour votre soutien sincère !

Désolé j’ai survolé au bout d’un moment car j’ai vu trop de ressentis et de trucs « mous », non-objectivés.

Déjà, t’es pas un queutard parce que tu regardes des meufs dans la rue. C’est juste normal de mater, c’est sain car tu te tapes des semi-molles et c’est Madame qui profitera le soir de toute ces petites frustrations ou stimulis accumulés, et c’est normal au sens statistique.

Ensuite, tu ne me sembles pas être en galère de « reprogrammation » en passant du game assidu à la LTR. Objectivons : tu as du mal à rester fidèle ? Tu te retiens d’embrasser ou de peloter des meufs que tu games mécaniquement comme un gros porc ? Si la réponse est non, alors il n’y a pas de sujet.

Tu crois que tu peux trouver mieux que ta partenaire actuelle, c’est ça le noeud du sujet. Dans ce cas, laisse toi six mois à essayer de « faire mieux ». Tu n’y arrives pas parce que tu as des scrupules ? → affaires réglée, tu es bien avec elle.

Ma sensation, c’est que tu idéalises le couple, du genre tu crois qu’être heureux en couple c’est ne jamais mater dans la rue ou se taper des grosses queues sur internet. C’est juste des conceptions fausses. Tout va bien. Mates, branle toi, baise ta femme, sois heureux et fais des gosses.

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Merci pour ton retour, je pense que t’as raison d’insister sur le fait de moins se prendre la tête et profiter de ce que j’ai et qui me convient.

Par contre, si tu as le temps de me filer quelques points qui t’ont soulé à la lecture parce que peu importants, ça m’intéresse. Ça me permettrait peut-être de mieux identifier ce qui pollue ma réflexion.

C’est juste que j’aime les éléments factuels davantage que les ressentis pour bien capter la situation.

Mon alarme mentale sonne en te lisant, mais soit : SOS résolu alors.

J’ai pas l’impression qu’il soit une mauvaise chose de te prendre la tête - c’est la meilleure chose qui t’arrive vu le caractère engageant du choix et les répercussions sur tous. Bon sang, tu parles d’enfants, pas de faire des crêpes.

Toujours ce truc de « valeurs fortes » irrésolu chez toi. Nous sommes tous ambivalents jusqu’à une certaine mesure, hein - mais là, forte impression de fuite en avant. Pas beaucoup de cohérence dans tes actes.

Si on résume : rupture de ta famille pour ton épanouissement personnel (donc toi>clan)–> création d’une nouvelle famille pour épanouissement personnel d’une tierce personne (clan>toi).
La logique aurait voulu, puisque tu as fait le choix de ton indépendance/épanouissement perso au dépens d’un projet familial, que tu poursuives sur cette voie, mais finalement non, apparemment.

Tu me répondras : mon épanouissement perso passe par le fait de la rendre heureuse, qui implique la fondation d’une nouvelle famille - mais du coup, il se passe quoi, dans 5 ans, quand les matins seront moins éclatants ? Tu la tromperas pour une autre femme encore, puis tu referas un enfant avec la suivante pour faire plaisir? Qu’est ce qui permet de penser que tu ne reproduiras pas le même schéma?

J’ai du mal à imaginer que de me dire « Tiens lui il est bien, je vais faire pareil » puisse m’aider, puisqu’il s’agit d’une décision rationnelle et pas émotionnelle.

Les décisions importantes et difficiles à prendre comportent systématiquement une contradiction entre raison et émotions. L’idée n’est pas de « copier », mais de s’inspirer de leur état d’esprit/leurs concepts-clés. Si rien ne t’inspire, peut-être peux-tu simplement te demander quel exemple tu veux incarner pour tes enfants (car tu modèles leur caractère/représentation du monde, que le veuilles ou non).

J’apprécie tes interventions @Tzorglux, pourtant tes deux derniers messages me donnent l’impression que tu es à côté de la plaque.

Pourquoi parles-tu d’avoir choisi la rupture avec ma famille pour mon épanouissement personnel ? J’ai lutté pendant 2 ans pour essayer de raisonner mon ex-femme, de lui montrer que c’était insoutenable de vivre avec une personne qui utilise les gens comme des pions pour son bien-être avant tout, ça n’a pas fonctionné. Pour préserver ma santé mentale, ma dignité et par conviction que c’est quelque chose que je ne veux pas banaliser auprès de mes enfants, je suis parti. J’en ai chié à la prendre cette décision, mais comme je te l’ai écrit dans ma première réponse, je ne regrette rien aujourd’hui.

Le seul truc qu’on peut dire que j’ai fait pour profiter, c’est de changer de femme au passage. Tout ça me paraît légèrement éloigné de ce que j’appellerai mon épanouissement personnel.

Par contre, je te rejoins sur cette histoire de valeurs fortes, c’est un sujet avec mon thérapeute, mais j’arrive pas à débloquer sur ça. T’as l’impression que je veux être une sorte de modèle, avec toutes les belles valeurs à défendre ?

Concernant la décision sur le fait de faire un enfant ou non avec ma nouvelle femme, je suis bien conscient également qu’il ne s’agit pas de crêpes et c’est ce que je t’avais répondu, je suis ici pour essayer de comprendre mes doutes en ayant vos retours. Quand je repense à comment s’est passé mon histoire, je n’ai pas été voir une autre femme parce que mes matins étaient moins éclatants (même si ton point rejoint celui soulevé par @DDLV sur ma potentielle utopisation du couple). Mon ex-femme m’a d’abord clairement dit, je cite, que « je n’étais pas sa priorité ». Qui peut rester dans un couple ou l’autre assume pleinement s’en battre les couilles de toi et te prend pour son larbin ? On est sur la continuité d’ADS ici, je me fais tâcler quand j’ose dire qu’assumer (en partie) ses vulnérabilités, ça a une certaine valeur, et pour autant, tu « m’accuses » d’avoir trompé ma femme par ennui alors qu’elle était d’un irrespect total (je te renvoie à ce qu’elle m’a fait subir par simple vengeance, si jamais tu arrives à imaginer la douleur que ça peut provoquer).

Qu’est ce qui permet de penser que tu ne reproduiras pas le même schéma?

Le simple fait d’être avec une personne qui aime prendre aussi soin de moi, qui n’agit pas uniquement par pur intérêt en usant de manipulations. J’ai été naïf, j’en paye le prix aujourd’hui.

C’est pour cette raison que j’ai des doutes sur le fait de faire un enfant, parce que j’essaye de bien peser tout ce qui a mené à ce fiasco. Tout ça laisse des traces et je pense qu’une partie de moi à peur de reproduire la même chose donc je m’emballe, alors que pourtant, je suis avec une personne différente et avec une expérience plus vaste sur le sujet. Effectivement, tu peux avoir l’impression d’une inconsistance, mais je passe tellement de temps dans le noir avec mes doutes, qu’il faut bien que mes réflexions finissent par avoir une action dans le présent, non ?

Par contre, je vois que dès qu’il y a des enfants dans mon entourage, je joue avec eux, ils m’apprécient. Mes enfants sont heureux quand ils viennent ici et je vois que j’ai pu leur apporter autre chose que l’instrumentalisation de leur mère, dont ils me parlent. Et pour ça, je suis fier d’avoir fait le choix difficile de partir. Ce qui répond à ton dernier paragraphe :slightly_smiling_face:

@DDLV a mieux formulé ce que je voulais dire : les étiquettes que tu colles sur ton vécu ne sont pas forcément les bonnes (« queutard » parce que tu mates ? Non).

Peut-être que tu veux passer la seconde moitié de ta vie à gamer, pourquoi pas. Mais en l’état, j’y crois assez peu. Est-ce que c’est vraiment la réponse à ton problème ? Je te sens plutôt frustré, et la question est de savoir pourquoi.

L’hypothèse, c’était que tu trouves ta partenaire assez moyenne, sans te l’avouer.

Si ce n’est pas le cas, t’imagines-tu vraiment changer de vie pour retrouver cette liberté et comment vas-tu t’y prendre ?

J’ai l’impression de plus être en phase avec ton analyse et celle de @DDLV.

Besoin de liberté ? Je crois pas trop. Passer la seconde moitié de ma vie à gamer, j’ai l’impression que je vais vite déchanter oui.

L’hypothèse de ma partenaire que je trouve moyenne me semble celle à creuser, mais je trouve ça assez paradoxal d’aller sur ce terrain. Je l’ai dit plus haut, elle a tellement de points qui correspondent à ce que j’attends chez une femme que j’ai plus l’impression d’être un éternel insatisfait plutôt que ça vienne d’elle. Physiquement, elle me plait, mais c’est pas une meuf de magazine.

Du coup, j’ai un peu l’impression de vouloir le beurre et l’argent du beurre, en cherchant en plus à avoir encore plus si jamais c’est possible. D’ailleurs, ça me semble expliquer le doute concernant l’enfant, parce que ça ferme un peu ma possibilité de sortie puisque je veux être un bon père.